lundi 8 décembre 2014

Barrages : l’État reconnaît enfin qu'il existe d'autres solutions

Avec l’annonce, jeudi, par la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, de la suspension de la procédure d’arasement dans l’attente d’études complémentaires, les défenseurs des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit ont marqué un point important.
L’Etat reconnaît enfin que l’arasement n’est pas l’unique solution pour répondre aux prescriptions posées par la loi sur l’eau.
L’Etat reconnaît enfin que le coût de l’opération est anormalement élevé au regard des bénéfices escomptés, particulièrement en cette période de disette budgétaire.
L’Etat reconnaît enfin qu’il n’est pas opportun de se priver d’une source d’énergie renouvelable, facilement stockable et peu coûteuse.
L’Etat reconnaît enfin que la mobilisation des élus et des acteurs locaux a un sens et que leur voix, porteuse d’un message de bon sens, mérite d’être entendue.
En acceptant l’invitation à venir sur le terrain, Ségolène Royal a pu se rendre compte de l’utilité des barrages et de la forte volonté locale de les conserver.
Pour autant, si une étape importante a été franchie, rien n’est encore joué.
Des études complémentaires ont été demandées par la ministre, relatives au potentiel de production électrique des ouvrages, à la qualité des eaux et à l’aménagement de passes à poisson.
Dans cette attente, les élus, les acteurs locaux et tous les défenseurs des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit doivent rester mobilisés.

1 commentaire:

  1. bravo!
    mais attention à ce que les "études complémentaires" ne soient pas faites avec des œillères: rien ne sera gagné si le but des futurs auteurs est de raconter qu'ils ont raison sur tout depuis 15 ans , que "Mme Royal peut toujours causer mais ça n'empêchera pas leur caravane de passer",...

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