mercredi 17 juillet 2013

Recherche sur l'embryon : la morale sacrifiée

Le texte visant à lever l’interdiction de la recherche sur l’embryon humain a été voté le mardi 16 juillet à l’Assemblée nationale.
Je désapprouve et je dénonce ce nouveau coup de force législatif du gouvernement et de la majorité parlementaire.
En effet, le cadre de la révision des lois de bioéthique, parfaitement formalisé depuis de nombreuses années, prévoit qu’un large débat national soit organisé avant la saisine du Parlement, ce qui, en l’espèce, n’a pas été le cas.
Sur le fond, surtout, ce texte introduit une révolution juridique et éthique dangereuse. L’embryon est un être humain : il s’agit à la fois d’un constat scientifique et d’une conviction. Or, le respect de tout être humain, particulièrement les plus fragiles, est constitutif du pacte républicain et au fondement de notre civilisation. Autoriser la recherche sur l’embryon nous fait quitter le pacte républicain, abandonner nos valeurs fondatrices et constitue, après le mariage homosexuel, une nouvelle agression contre la famille.
D’autres solutions existent, notamment les cellules souches non embryonnaires ou les cellules souches reprogrammées.
En réalité, sous le couvert de la recherche et du progrès, le gouvernement a simplement cédé à une exigence du parti radical de gauche afin de tenter de maintenir une majorité très fragile.
Une nouvelle fois, la morale est sacrifiée sur l’autel de l’opportunité politique !

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