vendredi 3 mai 2013

Tremplin professionnel et engagement solidaire : il faut généraliser le service civique

Trois ans après la mise en place du service civique volontaire, l'évaluation du dispositif est l'occasion d'un véritable plébiscite.

Parmi les 42.000 jeunes qui se sont engagés, 9 sur 10 se disent satisfaits de leur mission tandis que l'immense majorité des organismes les ayant accueillis veulent rééditer l'expérience l’année suivante.

Les missions sont diverses, elles contribuent à ouvrir l’esprit et permettent de changer le regard que l'on porte sur les autres et répondent à l'objectif fixé : lutter contre la dilution du lien social, la perte des repères du « vivre ensemble » et la contestation de la notion d’autorité.

Au-delà, on constate que le service civique offre aux jeunes la possibilité de profiter de cette expérience comme d’un tremplin professionnel, tout en ayant un engagement solidaire envers autrui et la collectivité.

Développer des compétences, apprendre l'autonomie dans leurs fonctions, découvrir le milieu professionnel et le monde du travail : les jeunes engagés y voient une première expérience à faire valoir auprès des employeurs, dans leur CV et lors des entretiens d’embauche. Les résultats sont là : ils sont trois fois plus nombreux à avoir un emploi.

Lorsque le service civique a été institué, il a été organisé sur une base volontaire. Mais il avait été envisagé qu’il pouvait, à terme, être systématisé, en fonction d’une évaluation de son impact.

C’est pourquoi, au vu des éléments positifs de cette expérience menée depuis trois ans, il semble désormais opportun de rendre obligatoire le service civique. Tel est l'objet de la proposition de loi que j'ai déposée avec plusieurs de mes collègues.

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