jeudi 8 novembre 2012

Désertification médicale : je propose une régionalisation du numerus clausus

Soucieux de répondre à la désertification médicale dont souffrent nos campagnes,je vais déposer une proposition de loi visant à instaurer une régionalisation du numerus clausus et à favoriser l'installation des médecins dans les zones de désertification médicale. 
Si le nombre de médecins n'a jamais été aussi élevé en France, leur répartition sur le territoire devient en effet de moins en moins homogène et de nombreuses régions sont déjà dans une situation critique.
Un phénomène croissant : en 2010, tandis que 70 % des nouveaux médecins privilégiaient l'exercice salarial moins de 10 % choisissaient un mode d'exercice libéral. Et parmi ces derniers, moins d'un quart seulement en zone rurale... tandis que près de 1.000 médecins libéraux, dont une petite moitié de généralistes, dévissaient leur plaque bien avant l'âge de la retraite.
Les solutions, elles, restent à identifier. L 'augmentation ou la disparition du numerus clausus, réclamée par certains ? On peut être sûr qu'elle resterait sans effet. Les dispositifs d'incitation financière à l'installation ? Déjà testés, ils ont montré leurs limites.
La situation est pourtant critique. Dans un pays qui a choisi de bâtir une grande partie de sa politique de santé et de solidarité autour du maintien à domicile, la raréfaction des médecins libéraux en milieu rural se pose comme un problème majeur.
L'objet de la proposition de loi que j'ai initiée, et qui est soutenue par plusieurs de mes collègues, est de reformer le numerus clausus en le régionalisant et en l'assortissant d'une obligation d'installation dans des zones médicalement sous-dotées.

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