lundi 21 novembre 2011

Le statut des bouilleurs de cru est préservé

Les députés ont adopté mardi soir un amendement, que j'ai cosigné et soutenu avec plusieurs de mes collègues de la majorité et de l'opposition prévoyant la prolongation à vie du droit à bouillir.

Les bouilleurs, de moins en moins nombreux chaque année, font non seulement partie de notre patrimoine mais ils participent aussi de manière essentielle à l'entretien de vergers qui sans eux seraient délaissés.

L'acharnement avec lequel les technocrates parisiens voulaient mettre fin au droit de bouillir, au motif que cette activité participait à l'alcoolisation des campagnes, était anachronique et méprisant. Pour ma part, je ne vois pas dans ce statut un danger pour la santé publique mais une tradition qu'il convient de respecter comme telle.

Agriculteurs retraités, le plus souvent, qui exploitent pour leur propre compte un verger de quelques arpents sans visée commerciale, les bouilleurs visés par cet amendement soutenu sont en moyenne âgés de plus de 80 ans et sont malheureusement de moins en moins nombreux d'année en année. Droit personnel, le privilège s'éteint en effet à la mort de son bénéficiaire et ne se transmet pas. Créée en 1923, cette exonération du paiement de la taxe sur les 10 premiers litres d'alcool pur distillés a été abrogée en 1959. Seuls les agriculteurs distillant à cette époque peuvent continuer à en bénéficier.
Le vote de l'Assemblée Nationale est à la fois une bonne nouvelle pour la ruralité et une justice rendue à des exploitants trop souvent stigmatisés.

1 commentaire:

  1. Très bien : conservons notre patrimoine...mais tout notre patrimoine : bâti, oral (contes, langue normande, musique, jeux et chansons),nos paysages...notre manière de vivre pour la transmettre et la partager avec nos voisins proches et lointains et bâtir sereinement notre avenir!

    JPH JOLY
    Pdt de JeuxtradiNormandie la fédé des jeux et sports traditionnels normands
    animateur de Normandie Folk Rock

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