mercredi 27 juillet 2011

La dépendance : un enjeu majeur pour notre société

La France compte aujourd'hui 14 millions de personnes de plus de 60 ans, 3,3 millions de plus de 80 ans et 1,5 millions de plus de 85 ans.
Chaque année, ce sont 800.000 personnes supplémentaires qui dépassent l'âge de 80 ans et les plus de 85 ans seront plus de 2 millions en 2015.
Si beaucoup de ces femmes et hommes ont heureusement une santé satisfaisante, un million sont en situation de dépendance et 800 000 sont atteints de la maladie d’Alzheimer.
Alors que vient d'être lancé une réforme de la dépendance, ces quelques chiffres suffisent à montrer l’importance du débat qui s’engage et surtout l’enjeu social et humain que revêt ce dossier.
C’est au nom de cet enjeu social et humain que nous devons écarter toute idéologie et tout calcul politicien de notre réflexion.
Quatre grands principes doivent en revanche nous guider :
- Le point de départ de notre réflexion ne peut ni ne doit être comptable ou financier. Nous serons bien entendu rapidement contraints d’aborder la question des coûts. Cependant, l’objectif essentiel doit être de définir la place des aînés dans notre société et de rechercher la meilleure manière de les traiter avec respect et humanité.
- La protection doit être universelle : personne, quel que soit son âge, son état de santé ou son niveau de revenus ne devra être écarté. Il convient de rappeler que le coût mensuel moyen d’une maison de retraite est 2 fois plus élevé que la retraite moyenne d’un salarié.
- Tous les acteurs doivent être associés à la réflexion et à la mise en place de la réforme : l’Etat, les départements, les organismes de sécurité sociale, les établissements et les professionnels de santé, les partenaires sociaux, les associations et coordinations de personnes âgées…..
- Le coût de la dépendance -qui s’élève pour 2011 à 25 milliards d’euros- va nécessairement augmenter et son financement doit être assuré de manière durable, c'est-à-dire sans alourdir la dette publique déjà très importante.
Le degré de civilisation d’une société doit être apprécié au regard de sa capacité à protéger les plus faibles.
C’est dans cet objectif, dans un souci de totale transparence, dans un esprit de responsabilité et en écartant toute querelle politique que nous devons, sans attendre, aborder le dossier de la dépendance.

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